Pôle espoir de triathlon, site de Boulouris
Une bonne rentrée malgré tout
Michaël AYASSAMI, le coordonnateur du pôle nous explique comment s’est déroulée la rentrée…
Comment s’est déroulé le recrutement 2020-2021 dans ce contexte particulier ?
Nous connaissions déjà la plupart des jeunes susceptibles d’intégrer le pôle car nous les côtoyons régulièrement lors des stages nationaux. Pour ceux que nous n’avons pas vus, nous avons fonctionné en nous appuyant sur leur dossier. Nous avions prévu de mettre en place un regroupement de 2 semaines sur le site de Boulouris, mais cela n’a pas été possible.
Quel protocole avez-vous mis en place ?
Nous avons beaucoup fonctionné à distance (visioconférence) en échangeant avec les parents, les entraîneurs, les sportifs eux-mêmes, et même un psychologue, Michel VERGES. Nous avions souhaité volontairement prendre l’attache d’un psychologue qui n’est pas habituellement dans le circuit et que les sportifs ne connaissaient pas. Ces différents et nombreux échanges avec toutes les personnes qui font l’environnement de sportif, nous ont donné une vision assez complète des candidats.
Le manque de compétitions a-t-il été un handicap ?
Effectivement, nous avons été contraints de nous passer des habituelles compétions et nous n’avons pas pu faire de tests chronométriques comme les autres années. Nous sommes restés sur les impressions de 2019, mais les sportifs sont jeunes et leur profil évolue rapidement.
Deux champions de France !
Comment se présente finalement la promotion 2020-2021 ?
Au final, nous sommes satisfaits de la recrue des trois jeunes dont le profil de chacun est différent, mais complémentaire. Nous entamons la saison avec un collectif très intéressant qui regroupe des triathlètes à gros potentiel. Nous avions décidé de garder l’effectif « 19-20 ». Nous n’avions aucune raison d’en sortir et de bonnes raisons d’en recruter 3 autres. Le groupe du pôle espoir du CREPS est désormais composé de 11 sportifs et, pour la première fois, nous avons accueilli une sportive que nous avions rencontrée à Font-Romeu en août.
La rentrée s’est-elle déroulée dans de bonnes conditions malgré tout ?
Nous avons décidé de l’anticiper au maximum, en intégrant les jeunes dès la fin du mois de mai. Après une coupure en juillet, la reprise effective s’est faite au début du mois d’aout, plutôt qu’à la fin. Le championnat de France a eu lieu fin septembre alors qu’il était prévu fin juin, mais nous nous sommes adaptés à ces changements de programme. Pablo ISOTTON, nouvel arrivant, est champion de France cadet, ainsi que Emma LOMBARDI, première chez les juniors. Valentin MORLEC termine 3ème en « -23 ans ». Toutes les autres compétitions se sont déroulées sur le territoire national, la fédération ayant suspendu les déplacements à l’étranger pour les juniors et « -23 ans ».
La situation sanitaire a-t-elle modifié les habitudes ?
Elle a sensiblement modifié les comportements pendant les entraînements. Au début de la crise, nous avions insisté sur le respect de la distanciation physique, que ce soit en roulant ou en courant. A la piscine, le nombre de lignes d’eau était limité. Progressivement, nous nous sommes plutôt appuyés sur les tests PCR. A partir de ces tests négatifs, nous pouvons nous entraîner tout à fait normalement. Chaque stage fait l’objet d’une batterie de tests sérologiques, PCR… Et le port du masque est bien sur obligatoire, sauf pendant la course elle-même. Les compétitions, lorsqu’elles ne sont pas annulées selon les régions, se déroulent finalement assez normalement, les spectateurs sont masqués et nous respectons les gestes barrières dans notre vie courante.
Revenons en arrière. Comment s’était déroulé le premier confinement ?
Nous sommes passés de 23 - 30 heures d’entraînement semaine à 20 - 22 heures. Les jeunes se sont appuyés sur du travail sur « home-trainers », et ont pu courir 1h / jour, près de chez eux. La natation a été remplacée par des séances de condition physique. Les sportifs ont bien joué le jeu et en sortant de la période de confinement, ils ont très vite récupéré leur niveau de performance, même en natation. La période n’a pas été agréable, mais pas forcément négative. Nous avons dû nous réinventer. La saison a été très différente des précédentes, mais pas vraiment problématique. Nous avons été très bien accompagnés grâce, notamment, au psychologue Éric NIHOUS, au préparateur physique Julien THOLLET, au service médical du CREPS, très réactif, ou encore au département du haut niveau du site qui a vraiment soutenu notre réintégration anticipée sur le CREPS.